1e r Mai 2009. Pour notre quarantième anniversaire de mariage, nos enfants nous ont offert une croisière Nicols sur le Canal du Midi. Quelle idée ! Je n’aime pas l’eau. Il fait un vent terrible ! Et bien c’est parti, 6 adultes, 5 enfants de 4 à 10 ans ! Olivier mon fils, est le capitaine à bord. Première croisière mais cela a l’air simple. Après une demi-heure de « cours » il conduit… Finalement c’est bien : le parcours, le canal est magnifique et quel calme, pas de bruit de moteur, pas de bruits de trafic, pas de vent. Nous sommes dans un nid douillet, dans un cocon avec les canards comme agents de circulation et les oiseaux comme musique. Quelle quiétude.

Quarante ans dans la région mais le départ de Bram est une découverte. Cette étape avenante a des parfums d’un autre temps et pourtant les installations sont modernes. C’est une autre vie. Le temps est suspendu, la découverte est à chaque instant pour tous les âges. Après les consignes de sécurité les petits enfants sont les rois. Pour les écluses, des rencontres agréables et tout le monde est volontaire pour la manœuvre pas du tout difficile. Nous glissons.

A l’intérieur, la vie est agréable, facile à organiser. Du coin cuisine, le paysage change lentement mais c’est toujours une découverte, oiseaux, branches, rivages. La table est conviviale et, après la nuit, au petit déjeuner, il n’y a pas de visages chiffonnés. Tous le monde est en forme. Villeséquelande, un nom presque exotique qui fait rêver ; nous avons décidé de nous y arrêter pour passer la nuit. Nous sommes au milieu des arbres et pourtant nous flottons. Nous avons un grand sentiment de sécurité et de communion avec la nature.

Nous déjeunons au restaurant. On vient nous chercher en voiture parce qu’il pleut (tiens c’est vrai ! nous nous en étions à peine aperçu). Au fil de l’eau les villes et les villages sont découverts avec des noms qui sont déjà des énigmes fluviales : Bram, Villeséquelande… Même Carcassonne semble différente. Dame Carcasse, vue de la Capitainerie, est très proche, très belle. Pas de problème de parking pour y aller. Nous allons visiter la Cité, aller dans ce qui semble être un autre monde, plus bruyant, et plus stressant. Et en repartir quand on veut.

Finalement, l’eau c’est bien comme cela. Le week-end a été réussi, serein et poétique à souhait. J’attends le 1 er Mai 2011 pour recommencer…

Véronique L. (Goyrans - 31)

Un beau Week-End de mai 2009, nous avions décidé de faire une mini croisière sur le canal de Nantes à Brest en famille avec enfants et petites filles. Le bateau Nicols nous attendant à la base de Glénac. Après la visite, une leçon de pilotage, explications du balisage et du passage des écluses, embarquement immédiat de toute la compagnie ravie. Navigation sur l’Aff direction La Gacilly ou nous avons découvert un village typique ou nous avons visité ces boutiques artisanales avec peintres et sculpteurs.

Rentrant d’une belle balade, préparation du dîner pendant que les hommes de décident pour une partie de pêche détente sur la rive. Ensuite nous passons une nuit calme et reposante dans nos cabines agréables et confortables ou seulement quelques clapotis brisaient le silence.
Debout pour un petit déjeuner sympa, et départ sur l’Oust vers Malestroit en longeant l’Ile aux pies, nous croisons des canoés Kayak ainsi que d’autres bateaux croisière. Entre le passage des écluses maneuvrées par l’éclusier, nous apprécions les paysages sauvages, le soleil, un héron immobile sur la berge et plus loin quelques pêcheurs.

Nous accostons au bord du chemin de halage avec ces randonneurs et ces cyclistes. Les Hommes tentent de prendre du poisson pour le repas mais finalement trop de poissons chat, nous optons pour le barbecue. Jade se détend en allant cueillir des des fleurs et donner du pain aux carnards pendant que Norah fait une sieste.

Nos pilotes se débrouillent très bien, a Malestroit nous avons admiré les maisons à colombages. Nous avons beaucoup apprécié cette région Bretonne, nous prenons notre temps pour rentrer au port de Glénac en savourant ces derniers moments et en rêvant de pouvoir recommencer car ces journées sont passées trop vite.

Marie Françoise B. (Andrezé - 49)

Créé au 19è siècle pour permettre l’acheminement du bois de chauffage vers Paris (le flottage de bois), le canal du Nivernais serpente au centre de la Nièvre de Decize à Clamecy dans un cadre enchanteur. La végétation qui le recouvre lui donne un charme romantique et mystérieux qui en fait un des plus beaux canaux d’Europe.Le canal se prête particulièrement à la contemplation lors de promenades paisibles le long des berges ou au fil de l’eau.

Le canal du Nivernais est aussi un milieu vivant particulièrement riche peuplé de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques et de poissons. Cette diversité animale et végétale a permis le classement du site en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

Lynda D. à Rogny (89)

Après la petite Saône, la Sarthe, la Mayenne et l’Oudon, nous avons choisi de parcourir la grande Saône à partir de la base de Dole.

Trois couples et deux amies, tous retraités, forment l’équipage. Une réunion préparatoire décidera du rôle de chacun et des tâches à repartir.

La base Nicols organisera la prise en charge du bateau, donnera les conseils d’usage pour une meilleure conduite, l’emploi des matériels de bord afin d’assurer une agréable navigation.

Vers 15h, départ, passage des premières écluses du canal, première halte pour la nuit au Ponton de Labergement la Ronce, coquet village accueillant.

Au réveil, une inquiétude naît dans les esprits…le frigo dégivre…une mauvaise position du thermostat en est la cause. Un coup de fil à la base et tout repartira dans l’ordre. Après un copieux petit déjeuner, cap sur les trois écluses qui vont nous ouvrir les portes de la grande Saône ! Il fait beau, le fleuve se dévoile large, majestueux, imposant. Et dire que ce n’est qu’un ruisselet dans nos Vosges à Vioménil ! Les berges scrutées par les objectifs photo ou caméra laisseront apparaître d’élégants cygnes, des hérons cendrés au vol lourd, des martins pêcheurs bleutés traçant à la vitesse de l’éclair…

1er Arrêt à Saint Jean de Losne, l’entraide des bateliers s’affiche courtoisement à l’appontage. « Notre Champagney » attire le regard des gens sur le quai, il plaît aussi à l’équipage…d’autant plus que Champagney en haute Saône est célèbre pour sa lutte contre l’esclavage et les servitudes depuis 1788. La liberté, même en bateau n’a pas de prix ! Après un tour de ville, les dames feront usage des appareils ménager du bord pour élaborer une cuisine bourgeoise de qualité qui réjouit le palais et l’esprit.

La suite du parcours nous fera découvrir les écluses à grand gabarit de Seurre et d’Ecuelles. L’usage des gilets de sauvetage et les indications des éclusiers rassurent, permettent de franchir sans problème. Nous admirons Seurre depuis notre bord, nous y ferons halte au retour. Vers le soir nous arriverons à Verdun sur le Doubs. L’activité masculine se bornera juste à repérer un restaurant local afin de goûter aux spécialités comme la pochouse ou le coq au vin jaune. La soirée s’éternisera un peu avec la rencontre de plaisanciers suisses, nous évoquerons des sites connus, des expériences, et des bonnes adresses. Au matin, le soleil se lève…nous percevons des bruits métalliques, des cris divers, des éclats de voix amicaux…c’est le marché ! Le petit déjeuner est vite englouti, la vaisselle rangée… On ne résiste pas à un tour de marché, les dames ne rechignent jamais à essayer, tâter les matières et les tissus, mesurer les échancrures et sortir les petites ou grosses coupures…

La remontée commence, arrêt sur Seurre, on visite le quartier du centre, l’église où un Vieil homme nous présentera l’édifice et nous jouera un air de flûte, rien que pour le plaisir ! Un vrai petit moment de bonheur insolite ! Nous continuerons vers Saint Jean de Losne. Comme il n’y a pas de place au quai du centre ville, nous irons plus haut au ponton du camping, où l’accueil est chaleureux, on nous fait place, tout est simple avec des gens comme Fred, le gérant, dépositaire de quelques crus de Bourgogne. Ce sera l’occasion de provisionner le bord et de fournir matière, avec modération, aux rencontres d’après croisière.

Quel calme ce soir…P et M-T vont faire du vélo, d’autres se promèneront en papotant le long du fleuve, deux matelots se chargeront de réaliser un mets favori avec une salade : des beignets de pommes de terre râpées. Un régal dû à nos quartiers maîtres-queux !

Dernière étape vers Dole, navigation possible, instant de détente à bord, lecture de guide, projet d’avenir, douces rêverie au fil de l’eau… entre deux saluts cordiaux aux autres usagers du fleuve. Dernières écluses et retour sans encombre au port d’attache ! La visite de la ville de Pasteur séduit par ses édifices, ses commerces, ses ruelles. Shopping et nonchalance ont un charme particulier dans cette ancienne capitale comtoise. Le soir au repas nous aurons un évènement exceptionnel : le baptême de Sainte Philomène.

Notre capitaine est collectionneur de vieilles faïences de Clairefontaine dont l’emblème est l’ancre de marine. Parmi les productions limitées de la faïencerie, il recherche depuis longtemps une « bondieuserie » : la statuette de Sainte Philomène. Patronne des bateliers. Il hante brocantes et antiquaires au point de s’arrêter au hasard d’une pancarte de bord de route comme ce fut le cas à l’entrée de Dole le premier jour et il a trouvé son Graal…Quelle joie pour lui et pour nous ! La trouvaille se fêtera au champagne !

La protection du bateau et de l’équipage étant dès lors assurée, la croisière devait être un succès. Elle le fut pleinement ! L’atmosphère fut formidable, la fraternité à son comble et comme avec Brassens l’amitié prit le quart…Si notre Sainte Philomène le veut bien, satisfaits de nos expériences, nous voguerons encore bientôt sur le canal du midi avec un autre Nicols 1350 pour les copains d’abord !

Colette C. à Epinal (88)


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