Revue de presse
16 11 2009
FLUVIAL
FLUVIAL N°196 / Octobre 2009
Deux jours entre rivière et canal...
Texte et photos : Richard Walter
"Si tu veux, tu peux nous retrouver à Nérac pour naviguer ensemble quelques jours." Une proposition qui ne se refuse pas, surtout en ce chaud mois de juillet. Au revoir bureau, bonjour bateau !
A la descente du train, Jean-Jacques est là avec sa voiture et en moins de deux, le GPS nous guide sur les 20 km séparant Agen du port de Nérac où nous retrouvons le Nicols 1350 loué deux jours plus tôt à Buzet chez Aquitaine Navigation. C’est l’été, il fait chaud, et les vieilles maisons illuminées se reflètent dans le miroir liquide. Quelques bateaux amarrés sur les berges et nous nous laissons aller aux délices d’une escale tranquille au Pays d’Albret. Le petit verre de Buzet dégusté à la fraîche sur le pont arrière prend une saveur toute particulière. Après avoir tenté de refaire le monde en terminant la bouteille, chacun regagne sa cabine pour une nuit calme et sans nuages. Le lendemain matin, j’émerge et pensant que mes camarades sont encore dans les bras de Morphée, je prends un des vélos du bord pour partir à la découverte de Nérac. Un petit raidillon mène sur le pont d’où l’on domine le port et la partie basse de la ville. C’était déjà joli hier soir depuis le pont du bateau dans la nuit bleutée de juillet, mais le panorama qui se révèle sous les premières ardeurs du soleil est carrément splendide. Je zigzague au hasard des petites rues pavées, passe un autre pont un peu plus bas près de l’écluse, rezigzague encore dans la ville basse et de retour au port, après avoir posé le vélo, je m’installe à côté d’un joli lavoir sans lavandières – le progrès est passé par là – et contemple tranquillement les reflets sur l’eau. Dehors les canards sillonnent le plan d’eau avec constance en attendant l’éveil des plaisanciers. Sait-on jamais, ces curieux bipèdes sur leurs drôles de bateaux auront peut-être quelques miettes à lâcher en fin de petit déjeuner. Le port est calme et la Baïse est belle sous le soleil. Sur les bateaux, les plaisanciers émergent peu à peu. Un monsieur inspecte ses cannes à pêche et les canards patrouillent. Une journée tranquille s’annonce.
(Retrouvez la suite de cet article dans le document pdf ci dessous).
