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Carnet de voyage

Croisière sur le Canal du Rhône au Rhin, le Doubs et la Grande Saône en 2009

Après la petite Saône, la Sarthe, la Mayenne et l’Oudon, nous avons choisi de parcourir la grande Saône à partir de la base de Dole.

Trois couples et deux amies, tous retraités, forment l’équipage. Une réunion préparatoire décidera du rôle de chacun et des tâches à repartir.

La base Nicols organisera la prise en charge du bateau, donnera les conseils d’usage pour une meilleure conduite, l’emploi des matériels de bord afin d’assurer une agréable navigation.

Vers 15h, départ, passage des premières écluses du canal, première halte pour la nuit au Ponton de Labergement la Ronce, coquet village accueillant.

Au réveil, une inquiétude naît dans les esprits…le frigo dégivre…une mauvaise position du thermostat en est la cause. Un coup de fil à la base et tout repartira dans l’ordre. Après un copieux petit déjeuner, cap sur les trois écluses qui vont nous ouvrir les portes de la grande Saône ! Il fait beau, le fleuve se dévoile large, majestueux, imposant. Et dire que ce n’est qu’un ruisselet dans nos Vosges à Vioménil ! Les berges scrutées par les objectifs photo ou caméra laisseront apparaître d’élégants cygnes, des hérons cendrés au vol lourd, des martins pêcheurs bleutés traçant à la vitesse de l’éclair…

1er Arrêt à Saint Jean de Losne, l’entraide des bateliers s’affiche courtoisement à l’appontage. « Notre Champagney » attire le regard des gens sur le quai, il plaît aussi à l’équipage…d’autant plus que Champagney en haute Saône est célèbre pour sa lutte contre l’esclavage et les servitudes depuis 1788. La liberté, même en bateau n’a pas de prix ! Après un tour de ville, les dames feront usage des appareils ménager du bord pour élaborer une cuisine bourgeoise de qualité qui réjouit le palais et l’esprit.

La suite du parcours nous fera découvrir les écluses à grand gabarit de Seurre et d’Ecuelles. L’usage des gilets de sauvetage et les indications des éclusiers rassurent, permettent de franchir sans problème. Nous admirons Seurre depuis notre bord, nous y ferons halte au retour. Vers le soir nous arriverons à Verdun sur le Doubs. L’activité masculine se bornera juste à repérer un restaurant local afin de goûter aux spécialités comme la pochouse ou le coq au vin jaune. La soirée s’éternisera un peu avec la rencontre de plaisanciers suisses, nous évoquerons des sites connus, des expériences, et des bonnes adresses. Au matin, le soleil se lève…nous percevons des bruits métalliques, des cris divers, des éclats de voix amicaux…c’est le marché ! Le petit déjeuner est vite englouti, la vaisselle rangée… On ne résiste pas à un tour de marché, les dames ne rechignent jamais à essayer, tâter les matières et les tissus, mesurer les échancrures et sortir les petites ou grosses coupures…

La remontée commence, arrêt sur Seurre, on visite le quartier du centre, l’église où un Vieil homme nous présentera l’édifice et nous jouera un air de flûte, rien que pour le plaisir ! Un vrai petit moment de bonheur insolite ! Nous continuerons vers Saint Jean de Losne. Comme il n’y a pas de place au quai du centre ville, nous irons plus haut au ponton du camping, où l’accueil est chaleureux, on nous fait place, tout est simple avec des gens comme Fred, le gérant, dépositaire de quelques crus de Bourgogne. Ce sera l’occasion de provisionner le bord et de fournir matière, avec modération, aux rencontres d’après croisière.

Quel calme ce soir…P et M-T vont faire du vélo, d’autres se promèneront en papotant le long du fleuve, deux matelots se chargeront de réaliser un mets favori avec une salade : des beignets de pommes de terre râpées. Un régal dû à nos quartiers maîtres-queux !

Dernière étape vers Dole, navigation possible, instant de détente à bord, lecture de guide, projet d’avenir, douces rêverie au fil de l’eau… entre deux saluts cordiaux aux autres usagers du fleuve. Dernières écluses et retour sans encombre au port d’attache ! La visite de la ville de Pasteur séduit par ses édifices, ses commerces, ses ruelles. Shopping et nonchalance ont un charme particulier dans cette ancienne capitale comtoise. Le soir au repas nous aurons un évènement exceptionnel : le baptême de Sainte Philomène.

Notre capitaine est collectionneur de vieilles faïences de Clairefontaine dont l’emblème est l’ancre de marine. Parmi les productions limitées de la faïencerie, il recherche depuis longtemps une « bondieuserie » : la statuette de Sainte Philomène. Patronne des bateliers. Il hante brocantes et antiquaires au point de s’arrêter au hasard d’une pancarte de bord de route comme ce fut le cas à l’entrée de Dole le premier jour et il a trouvé son Graal…Quelle joie pour lui et pour nous ! La trouvaille se fêtera au champagne !

La protection du bateau et de l’équipage étant dès lors assurée, la croisière devait être un succès. Elle le fut pleinement ! L’atmosphère fut formidable, la fraternité à son comble et comme avec Brassens l’amitié prit le quart…Si notre Sainte Philomène le veut bien, satisfaits de nos expériences, nous voguerons encore bientôt sur le canal du midi avec un autre Nicols 1350 pour les copains d’abord !

Colette C. à Epinal (88)

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